Pour nous écrire, cliquez ici Architecture extérieure La façade en pierre de Tavel présente une superposition d’ordres corinthien et attique. Sur le bossage continu du rez-de-chaussée se détachent les colonnes et les pilastres supportant l’entablement qui marque la séparation avec le niveau supérieur et délimitent trois travées. La travée centrale est percée d’un grand portail en plein cintre surmonté d’une immense gloire ornée de la Décollation de Saint Jean-Baptiste portée par deux chérubins. Un fronton incurvé couronne le relief. Les travées latérales surmontées de pots-à-feu sont percées de baies superposées – rectangulaires et plein-cintre – agrémentées, les unes d’angelots et de guirlandes, les autres d’agrafes simples. Les plans de la façade ont été dressés par Thomas Lainée, architecte parisien installé à Avignon en 1714 et membre de la Confrérie, qui décède quelques jours après avoir passé le prix-fait. Le chantier est confié alors à Jean-Baptiste Franque. La place dégageant l’édifice a été aménagée en 1754.
L’anti-chapelle Des pilastres composites, rehaussés de marbre noir, divisent ‘espace en panneaux ornés de marbre rose ou enserrant des toiles peintes : Saint Sébastien d’Horace Riminaldi (début XVII°), la Sainte Famille et Saint Guillaume d’Aquitaine (1662) de Raynaud Levieux. L’ensemble décoratif est sommé d’une balustrade feinte. Au plafond, cartouches en camaïeux bleus figurant des personnages vêtus à l’italienne et, dans la partie centrale, des angelots (Jean-Baptiste Lauze). Autels de marbre polychrome, des frères Mazzetti (XVIII°), disposés de part et d’autre de la porte ouvrant sur la chapelle. A l’imposte, symbole de la confrérie. La Chapelle Même ordonnancement que dans l’anti chapelle avec les pilastres divisant l’espace, encadrant des tableaux surmontés d’une balustrade peinte en trompe-l’œil interrompue par des oculi. Divers motifs décoratifs de bois doré (feuillages, draperies, têtes d’angelots) courent autour de la nef. Sur la paroi gauche Se succèdent : Saint Jean Baptiste (Raynaud Levieux, 1682), Saint Jean Baptiste prêchant (XIX°). La déploration du Christ (Jacques –Antoine Delettre, XVIII°), Saint Antoine prêchant aux idolâtres (Baptiste Ferret, fin XVIII°), un Ecce Homo (Pierre Parrocel, XVIII°), le Baptême du Christ (XIX°). Dans le chœur Un grand retable, couronné d’un fronton brisé à rouleaux supportant deux anges, enchasse une crucifixion surmontée d’une Décollation de Saint Jean-Baptiste, de Nicolas Mignard (XVIII°). La Visitation (N. Mignard 1648). Plusieurs œuvres de Pierre Parrocel : Saint Sébastien et Saint Roch aux pieds de la Vierge ; la Sainte Famille ; l’Ascension, (XVIII°). Sur la paroi de droite On reconnaît l’ange apparaissant à Zacharie (Pierre Raspay, début XIX°). Le Baiser de Judas (Pierre Courtois, 1640), Saint Antoine de Padoue priant devant le cadavre d’un enfant (P.Parrocel). L’Assomption (Nicolas Mignard 1663), Saint Jean-Baptiste en prison et le Baptême du Christ (Raynaud Levieux, 1693). Au dessus de la porte de l’anti-chapelle Au centre, Hérodiade présentant le chef de Saint Jean-Baptiste (XVII°), avec de part et d’autre, Saint Pierre repentant et Sainte Madeleine de Pierre Mignard (fin XVII° début XVIII°). Le plafond Est souligné par un décor de stuc reliant des camaïeux dorés évoquant les attributs de la religion et, à l’aplomb de l’abside, la colombe du Saint Esprit dans une gloire. Au centre, l’Apothéose de Saint Jean-Baptiste (Pierre Courtois, XVII°) Le sol est pavé de marbres bicolores.
La sacristie La sacristie décline la même élégance avec plus de sobriété : murs habillés de boiseries en noyer sculpté souligné de filets dorés. Lavabo de marbre polychrome (frères Mazzetti, XVIII°) dans l’embrasure de la fenêtre. Grande plaque dédicatoire à François Manne, bienfaiteur de la chapelle, toujours en place. (Ne se visite pas) Architecture intérieure, décor et œuvres d’art Les Pénitents Noirs de la Miséricorde s’installent dans la chapelle Notre-Dame de Fenouillet (XVIII°) qu’ils agrandissent en 1620 (anti chapelle) et en 1631 (sacristie). En 1649, Nicolas Mignard peint une Crucifixion pour le nouveau retable du maître autel commandé par Michel Péru à Barthélemy Blachière. En 1659, la chapelle s’enrichit du célèbre Christ d’ivoire de Jean Guillermain, aujourd’hui au Musée Calvet. Mais c’est en 1739, sous l’impulsion de François Manne, recteur de la confrérie, que l’édifice est l’objet de transformations qui lui confèrent son aspect définitif. Ces travaux d’embellissement concernent l’aménagement intérieur de la chapelle, toujours sur des dessins de Thomas Lainée.
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